La fabrique de céramique

 Gentil & Bourdet  

 Création

 1905-1914

  Non Daté - Antérieur à 1914

 1914- 1922

 Non Daté - Antérieur à 1920

 1923 - 1925

 Non Daté - Postérieur à 1925

 1925-1947

 

Création en 1905 :

 [57] Une telle volonté d'apprivoiser le langage nouveau, d'en répéter les termes à travers la production massive d'éléments ponctuels, fait l'affaire des fabriques mécanisées. Les plus aptes à se renouveler s'engagent dans une course à laquelle l'irruption du tandem Gentil et Bourdet ne tarde pas à imprimer un tout autre rythme. Alphonse Gentil et Eugène Bourdet, tous deux anciens élèves de Victor Laloux, l'auteur de la gare d'Orsay, ne s'associent qu'en 1905. Ils implantent une usine à Billancourt, aux abords d'un " chalet " de Guimard qu'ils ont acheté ensemble, la " villa Toucy ". Leurs installations n'atteindront jamais les dimensions du complexe industriel des Muller, diversifié dans de multiples productions, de la tuile mécanique aux conduits de canalisation. Cependant, elles bénéficient d'un outillage ultramoderne, mis au service d'une habile démarche commerciale et d'une stupéfiant sensibilité aux évolutions du goût.

1905-1914 :

Nancy :

[42] Un livre sur Nancy précise : " L'industrialisation du bâtiment trouve aussi une réponse partielle dans la production de céramique architecturale... Le grès flammé, avec sa gamme d'une richesse incomparable et la douceur de ses reflets métalliques, était toute désignée pour être l'interprète de l'Art Nouveau. Des céramistes extérieurs à la Lorraine, Bigot pour la villa Majorelle, G & B pour la demeure de V. Luc réalisent des oeuvres exceptionnelles dont l'ampleur dépasse les moyens de la plupart des commanditaires "

Maison Victor Luc (1901 - 1903)

Nancy 25 rue de Malzéville

Hermant

MH

Immeuble (1903 - 1904)

Nancy 40 cours Léopold

Cesar

 

MH

Maison Geschwindenhamer (1905)

Nancy 6 ter quai de la bataille

Gutton Hornecker

 

MH

  [57] Dès sa création, la maison Gentil & Bourdet affiche ses ambitions et dévoile ses méthodes. La façade d'une maison de rapport construite quai d'Orsay (aujourd'hui Anatole-France), par Richard Bouwens Van der Boijen, est entièrement habillée par ses soins de modules identiques, des disques de grès cintrés qui, enchâssés les uns dans les autres tout en laissant apparaître par interstices réguliers le ciment qui les porte, produisent un subtil effet d'écailles. Toujours en 1905, la firme déploie un riche ensemble d'éléments disparates aux parois d'un immeuble ouvrier, dressé comme un éperon à l'embranchement des rues Étex et Lamarck. Cette heureuse disposition, éminemment démonstrative de ce " supplément d'âme " économe de moyens auquel s'attachent les promoteurs d'un habitat populaire, est relayée sans attendre par la publication, non pas d'un simple catalogue, mais d'un véritable " Manuel d'application des grès de Gentil & Bourdet ", appelé à devenir - grâce à son abondance de photos et de croquis cotés - le précieux auxiliaire des entrepreneurs et des architectes.

Tombeau de la famille Guët (1905)

Cimetière pere lachaise 19 eme div. allées des chèvres (Paris 20)

Guët

 

 MH

Immeuble (1905)

153 rue Lamarck (Paris 18)

Dupont

 

Immeuble (1905)

27 bis quai Anatole France (Paris 7)

Bouwens .

 

Société Générale (1905-1912)

29 bd Haussmann (Paris 9 eme)

Hermant

  MH

Hôtel particulier (1907)

40 rue Boileau (Paris 16)

Richard - Audiger

Immeuble (1907)

15 rue Perrichont (Paris 16)

Richard

 

Villa Marcot (1908)

Compiègne : 16 Avenue Thiers

Sauvage

 

MH

Contrexeville (1909)

Contrexeville

Mewes

 

 Station de métros (1910-1916)

Paris

Bechman

 

Ateliers (1911)

1,2 villa Louvat (Paris 14)

Schroeder

 

  attribué

Opera (1912- 1914)

Nancy

Hornecker

 

 

Immeuble (1913)

185 rue Belliard (Paris 18)

Deneux

Immeuble (1913)

24 rue de la Tourelle (Boulogne)

Monceau

 

 Immeuble (1913)

 126 rue de Provence (Paris 8)

  Sauvage

 

  MH attribué

Non Daté - Antérieur à 1914 :

Immeuble

16 ave Elisee Reclus (Paris 16)

Barret

 

Bancs

Jardin cours la reine (Paris)

Paysagiste Vacherot

 

 Détruit

1914- 1922 :

[1] Un livre du patrimoine sur Boulogne indique : "Les établissements G&B qui dès avant guerre [1914-1918],produisaient grès flammés et mosaïques privilégient après guerre leur production de tesselles. La renommée acquise par la firme dans la mosaïque Art Déco lui assure peu à peu des commandes qui dépassent vite Boulogne et la région parisienne. Le succès de l'établissement tient d'abord sans doute à l'intuition géniale de ses fondateurs; les architectes Alphonse Gentil et Eugèene Bourdet comprennent tôt la nécessité de marier architecture et décor céramique dans un souci d'économie industrielle et de fonctionnalisme décoratif. Le trimphe des Arts décoratifs corrobore leur réussite : lauréats de la société centrale des architectes, ils participent à l'exposition de 1925, où ils exposent aux côtés des marbriers. On y découvre alors leur talent particulier, qui leur permet d'assembler des tesselles de toutes les matières (pâte de verre, marbre, céramique, verre translucide, ...), de forme et d'échelles variées jouant entre lles et avec le ciment devenu à la fois support et fond. Ce goût nouveau pour un matériau dont un élément peut avoir autant d'importance que l'ensemble s'inscrit , par ailleurs, dans une soumission constante au cadre défini par l'architecte que le décor sert et anime"

Pavillon frigorifique - verdurier (1919)

Limoges Rue Rafilhoux

Gonthier

MH

Hôtel Frugès (1920)

Bordeaux (63 place des martyrs de la resistance)

Ferret

MH

Cinéma Louxor Pathé (1921)

Paris

Ripey

  MH

Stations de métro (1921 - 1922)

Plumet

 

 

 

Non Daté - Antérieur à 1920 (ou 1922)

Pâtisserie " Hozier "

223 bd G.Clemenceau la Bourboule

Jarrier

 

1923 - 1925

Etablissement de bains (1924)

Deauville

Adda

 

 

Maison Cantonale (1924,1925)

Bordeaux

Alfred-Duprat

 

MH

 

Expo Internationale des arts décos. 1925

 

Non Daté - Postérieur à 1925

Mosaïque de la mission Renan musée Loverdo (Byzantin)

Athènes

 

 

  

1925-1947

[57] " Bientôt les rues de la ville resplendiront comme de grands murs tout blancs. " Cette prophétie d'Adolf Loos, lancée en 1908 Ornements et Crime, alors que Bigot et ses concurrents ferraillent encore sur les chantiers de la Ville lumière, la génération d'architectes emmenée par Le Corbusier, André Lurçat ou Robert MalletStevens s'en fait dès le début des années vingt un mot d'ordre. Si la lancinante question de l'ornement semble ainsi résolue, et celle de la couleur proprement éludée, les problèmes soulevés par la corruptibilité du béton demeurent - à peine Le Corbusier leur livre-t-il la villa-manifeste de Poissy, que les époux Savoye doivent l'évacuer : le chef-d'oeuvre prend l'eau. C'est une part du génie de Gentil et Bourdet que d'avoir adapté la nécessité persistante du revêtement céramique au purisme des modernes. La parure minimaliste du " Studio Building ", construit par Sauvage en 1926, provient de leurs ateliers.

Villa du prince des Asturies (1926)

Madrid

Sajous

 

Non localisé

Immeuble (1926)

100 bd Pereire (Paris 17)

Hennequet

 

Immeuble (1926)

22-24 rue Faidherbe (Paris 11)

Champy

 

Thermes (1926)

Cambo les bains Pyrénées Atlantiques

Moliné, Nicod et Sajous

 

Immeuble studio building (1926-1928).

65 rue La Fontaine (Paris 16 eme)

Sauvage

  MH

A l'huitrière (1928)

3 rue des chats bossus Lille

 

Immeuble (1929 - 1930)

17 rue Franklin - 1 rue Scheffer (Paris 16)

Hennequet

  MH

Immeuble (1930)

porte des ternes

Arfvidson

 

Fontaine (1930)

Paris

Gentil et Bourdet

 

Non localisé

Splendid hôtel (1930)

Dax

Granet

 

MH

Immeuble (1930 ca)

2,4 rue de la convention (Paris 15)

Bassompierre, Sirvin, de Rutté

 

MH

Attribué

 

[57] Gentil et Bourdet anticiperont de la même manière le timide renouveau ornemental qu'autorise le " retour à l'ordre " des années trente. Ils réalisent ainsi pour le musée des Colonies, porte Dorée, un beau pavage en casse de grès. Le revêtement en casse de grès, c'est une forme d'opus incertum dont l'effet de mosaïque ne se perçoit pas de loin, ce qui flatte ce goût pour un certain dépouillement hérité des avant-gardes. Il teinte néanmoins les façades de douces nuances ocre ou jaune paille, parfois même plus tranchées . Utilisé dans l'habitat collectif pour ses vertus économiques, il l'est aussi pour les commodités d'entretien qu'il présente. Et de fait, on reste stupéfait devant l'état de ces façades qui, sans avoir subi le moindre ravalement, conservent l'éclat du neuf. Les cassons de grès sont souvent accompagnés d'un discret décor de mosaïque , associant dans leurs compositions le grès et la pâte de verre, le marbre à l'occasion, et dont les tons chatoyants s'enrichissent d'ors nuancés. De cela aussi, la maison Gentil & Bourdet s'est fait une spécialité. La mosaïque a surtout, sous l'effet de l'Exposition des arts décoratifs de 1925, envahi les devantures des cafés et des boutiques, sonnant là le glas de la faïence.

National City bank (1931)

Angle Ave Champs Elysés / rue de la boétie (paris 8)

Arfvidson

 

Musée des colonies (Arts Africains et Océaniens) 1931

(Paris)

Laprade

Immeuble (1931)

13-17 rue Raynouard (Paris 16)

Duhayon-Julien

 

Hôtel de ville (1933)

Boulogne

Garnier

 

 

 Décès de Gentil Alphonse vers 1933 .

Thermes Nationaux (1933)

Aix (Savoie)

Pétriaux

 

 

Etablissement thermal (1933) (fontaine de la buvette).

Plombières

Danis

 

 

Chapelle des larmes (1935)

mont St Odile

Danis

 

Piscine (1935)

Paquebot Normandie